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  • il y a 1 mois
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  • #formation #javascript
  • il y a 1 mois
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  • #gulag paradise #frenchcows #la bédé est dans le pré
  • il y a 1 mois

Treat your ears right. Listen to this album.

Que du bon ! (enfin, c’est mon humble avis :)

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  • il y a 2 ans

La Main Tendue - à propos

La Main Tendue est un travail réalisé en mars 2010.

C’est un projet d’écriture très rapide car je souhaitais laisser les mots me porter là où ils souhaitaient. Au final j’ai l’impression de m’être transformé en stylo. :)

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  • #main tendue #nouvelle #2010
  • il y a 2 ans

La Main Tendue - Fin

Mes chère filles. Vous ne me voyez pas. Je vous voie. Je vous entends. Je vous écoute. Je ressens ce que vous ressentez. Je sens ce que vous sentez. J’ai l’ouie assez fine pour entendre dans vos petites têtes les milliers d’idées qui vous traversent à chaque instant. De là où je suis je vois tout. J’entends tout. Je ne suis pas loin de vous. Toujours à côté. Toujours présente.  Et même si vous ne sentez pas ma présence, je vous accompagne quand même.
    Je ne suis pas un ange. Mes ailes aussi à moi ont brûlé. Elles se sont consumées aussi vite qu’un paquet d’allumettes. C’était mon choix. Celui de vouloir tout quitter. 
    Votre père était parti. Deux fois. La première j’avais espoir de le revoir. La seconde aussi. Mais pas dans ce monde, celui qui vous entoure. Non, votre père désormais faisait partie d’une autre monde. Entre ombre et lumière. Un univers obscur peuplé d’âmes qui attendent, attendent et s’étendent sur leurs vies, attendent des éons sans savoir au bout du compte s’il n’ont jamais cessé d’attendre. 
    Sur ce chemin où l’âme vagabonde, on retrouve ceux qui sont partis alors qu’il ne voulait pas quitter. On retrouve ceux qui ont fui une vie qu’ils ne pensaient pas mériter. On retrouve aussi ceux qui dans leur désespoir ont décidé de sauter. Et aussi ceux qui voulaient continuer et devant lesquels une barrière s’est brusquement dressée. 
    Je vis ici depuis si longtemps, ce “paradis” qui est plutôt un enfer, celui du monde des objets où on ne pourra jamais rien toucher. Celui de la réalité dont on est à jamais dépossedés. Je vis dans une autre dimension où tout se mélange, le présent, le passé, le futur également. Je fais partie du monde des esprits dans lequel j’avais déjà propulsé des bouts de songes, des parties de mon âme avant de finalement y laisser mes restes. 
    Vous pensez que je vous ai abandonnées, que je vous ai donnée en pâture à l’avidité des hommes qui m’ont accompagnée ? Non, je n’ai fait que disparaître, je n’ai fait que fuir pour mieux retrouver votre père, celui qui avait enfermé mon coeur dans la cage de sa vie. 
    Votre père, mes filles, je l’ai aimé plus qu’on ne saurait aimé. Il m’a aimé en retour assez pour accepter deux filles au lieu de garçons, pour accepter que notre histoire disparaisse dans le sang de votre premier enfant.
    Un père comme cela est rare. Et vous l’avez compris. Vous avez ressenti toute la tendresse qu’il avait pour ses filles.
    Et votre père était cultivé, fortuné et vous avez bénéficié de tous ces trésors que les autres nous enviaient. Il échangeait en outre avec les étrangers.
    Hélas rien n’est éternel et je suis bien placée pour la savoir. Et le bonheur peut s’étioler comme fleur au soleil, s’assécher comme la terre rouge qui finit par se craqueler pendant la saison sèche.
    Et puis le malheur peut nous inonder sans crier gare, et les instants qu’on pensait éternels finalement ne durent jamais et on ne saurait s’habituer aux royaumes des dieux à moins d’accepter la descente aux enfers.
    Et puis c’est ainsi que va la vie. Peut-être a-t-elle été moins facile que celle d’une autre, peut-être plus facile que celle d’une autre. Et comme dans un jeu de cartes, il vous appartenait en dépit des montagnes que vos frêles épaules devaient soulever de choisir votre destinée.
    Ainsi en a t-il été et même si avec le recul vous avez l’impression de n’avoir jamais gagné, en fait il n’existe nulle victoire différente que celle que vous  acceptez.
    Aussi mes filles, quand bien même la douleur de la séparation côtoya la douleur de l’union défendue, quand bien même je n’étais plus qu’un corps emporté par des torrents successifs et vous des poissons que l’avidité ramassait au filet, c’était votre vie, notre vie et cela dans le pardon il faut l’accepter.
    Hélas vous ne m’entendez pas. Hélas je vous vois vous murer. Hélas je perçois l’écho de comptines enfantines qui s’échappent encore comme des petites comètes des vos petites bouches, mes enfants que je n’ai jamais cessé d’aimer.     
    Je ne suis qu’un songe, qu’une idée qui parcoure vos esprits embrumés, plongés dans l’obscurité du chagrin, profondément perclus de rancœur attendant, statiques une libération extérieure.
    Mes filles avant de disparaître à nouveau dans la lueur diaphane de vos lendemains, je souhaite vous glisser à l’oreille un dernier mot : malgré les murs et les barbelés, malgré les rondes de guet des officiers, malgré les hautes cloisons qui vous écartent, croyez-vous, de la liberté, c’est en vous et seulement en vous qu’il existe cette graine qu’il convient de planter, la graine de votre destinée et qu’il convient de choisir entre l’opium et le commerce des hommes pour l’une  ; entre la crainte de la souffrance, la souffrance de la peur, la peur de la mort pour l’autre et l’univers des possibilités, la liberté du choix et la vaste étendue de tout ce qu’il vous reste à vivre avant qu’on ne se rejoigne dans une ultime danse, un ultime ballet au sein de la lumière.   

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  • #main tendue #nouvelle #2010
  • il y a 2 ans

La Main Tendue - II

    Quand ma sœur passa le palier, refusant ma main tendue, cette main qu’avec toute l’énergie de mon cœur j’avais soulevée, cette main qu’il m’avait tant coûté de tendre, j’acceptai alors que la vie m’entraîna une dernière pour finir de gravir le sentier de feu que j’arpentais depuis mon enfance.
    Je laissai l’amour s’enfuir une ultime fois, quitter le mauvais radeau que j’étais comme mon sang qui à force de poison avait fini par s’épaissir pour devenir poisseux à tel point que chaque pulsation de mon cœur toujours vieux entraînait des douleurs, des pointes, des coups de massue comme des poussées de plomb contre mes maigres tempes, des effroyables vagues scélérates qui achevaient d’écraser ma mémoire, ma conscience et le peu de confiance qui me restait dans ce destin que je n’avais pas choisi.
    Ma soeur me quittait. Je ne lui en voulais pas. Après tout, notre père ne nous avait-il pas quitté aussi, laissant à sa place un vide aussi avide que le plus grand des trous noirs ? Après tout, les hommes ne s’étaient-ils pas retirés accompagnant leur fuite d’un ultime haut le cœur et parfois d’une poignée de billets, d’un peu de cendres et de honte et puis de beaucoup de rancœur devant ce larcin que leur instinct le plus primaire leur avait imposé ?
    Ma sœur me quittait. Sans doute avait-elle raison de ne plus s’agenouiller devant le tas de chiffons que j’étais, ce tas d’étoffes sales et humides, qui suintaient, vermeilles de mes derniers ébats, des derniers coups de tison et de la brutalité du dernier homme que jamais je verrai avant de quitter cette planète, avant que je ne la maudisse et disparaisse dans un dernier souffle rauque, une dernière apnée opiacée qui m’emporterait doucement mais surement.
    Mais au final c’est surtout ma mère qu’il fallait pleurer, cette mère dont l’âme définitivement s’installa sur un paradis en même temps que l’annonce du départ de mon père. Celle-là même qui dans son abandon nous délivra aux molosses, nous jeta en pâture au destin sans plus se soucier de ce qu’il adviendrait, ne résidant plus dans son corps, coquille vide, balle de papier, balle de paille, porte-monnaie dérobé, coffre-forts fracturé, abdomen éventré, qui dans sa fuite, chercha a corrompre son corps et son cœur et la chair de sa chair et ces deux vies qui lui appartenaient pour disparaître le plus vite possible et devenir une simple effigie de papier, un nom de fantôme, le visage diaphane et l’esprit à jamais égaré.
    Ma mère avait perdu l’esprit et nous fûmes propulsés si vite dans la terre, que sa croute explosa et révéla d’un seul coup  tout le feu qu’elle contenait, ce feu qui ne demandait qu’à jaillir pour brûler nos petites plumes d’anges, nos minuscules petites ailes de papillon.
    Je n’en voulais pas à ma sœur de me quitter sans emporter avec elle les souvenirs que je n’avais jamais cessé d’habiter, ces songes que je faisais éveillée quand la fumée, enfin, me libérait pour quelques heures et faisait voler mes idées au rythme des volutes qui s’élevaient pour tapisser le plafond d’un vieux brun orangé.
    Elle était partie avant mon départ et la main plongée dans la blague à tabac je préparai allongée l’épitaphe qui résumerait une vie passée à vivre au passé, une vie perdue de vue, une vie qui sans doute avait cru bon d’animer des ronds de fumée au lieu de pousser et faire croître la jolie plante que je n’étais jamais devenue.

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  • #main tendue #2010 #nouvelle
  • il y a 2 ans
  • 1

La Main Tendue - I

    Elle me tendit le léger manuscrit sur lequel était inscrit son nom. Je n’étais pas certaine de vouloir l’accepter. Je n’étais pas certaine de vouloir partager ses secrets, ses craintes, ses espoirs et tous le fatras émotionnel qui n’attendait qu’une chose : dégouliner lentement sur mes genoux alors que je tournerai les pages l’une après l’autre jusqu’à m’ensevelir et en fin de compte me noyer. 
    Elle me regarda et essaya de forcer ma main à l’accepter. Mais je n’étais pas prête à faire cela. Je n’étais vraiment pas certaine de vouloir vivre ce qu’avait vécu ma sœur, de revivre en partie ce que javais déjà vécu. Je n’avais pas envie de replonger dans cette vie là. J’en avais maintenant une. Elle me satisfaisait. Elle n’était peut-être pas équilibrée, elle ne répondait peut-être pas aux canons des standards que le gouvernement brandissait à tout bout de champs. Et alors ? 
    Est-ce que je la forçais, elle, à partager mes ennuis, mes soucis, mes vague-à l’âme, mes sautes d’humeurs, mes pleurs et la litanie continue de mon esprit qui faisait et défaisait, déconstruisait chaque petite molécule, chaque minuscule atome, chaque infime particule de mon être étoilé à chaque instant, toutes les secondes de mon existence ?
    Pourquoi avait-elle besoin, toujours, de partager, de parler de notre vie, de notre existence, de nos amis, de sa présence, de nos ennuis, de nos ennemis, de notre mère, de notre père qui êtes aux cieux, que ton nom soit sanctifié par toute ta famille que tu as délaissée, papa, quand une petite mine explosa sous tes pieds, arrachant ton existence à l’écorce de l’arbre de notre famille, arrachant à l’avenir, la seule chose qui m’égaie quand je songe aujourd’hui au passé.
    Non, je préférais rejeter cette offre malicieuse de ma sœur. Je préférais ne pas savoir ce qu’elle pensait, ce qu’elle vivait, ce qu’elle mangeait, ce qu’elle laissait tournoyer au fond des endroits sordides qu’elles pouvait tapisser de sa présence. 
    Non, cela ne m’intéressait pas. 
    J’avais réussi à m’en sortir, à me sortir de ce ghetto familial dans lequel on avait enfermé mes rêves. Quand mes espoirs avaient parcouru l’espace au moment exact ou des milliers de shrapnels transperçaient la peau de mon père,  la déchiquetaient de l’autre côté du monde, là où on voyait encore la lumière. 
    Ce jour là, le soleil de mon existence avait disparu dans l’immensité du néant, dans le vide intersidéral, sans un bruit. 
    Mon père dans une ultime métamorphose nous était enfin apparu sous la d’un télégramme, d’une courte missive sur laquelle on avait déposé la formule d’usage ; sur laquelle on avait tapé, lettre après lettre sans bien réfléchir, sans bien chercher le sens des mots, ce qui au final signifiait aux yeux d’une petite fille simplement la fin du monde tel qu’il existait et l’orée d’une nouvelle existence qui débutait tâchée par les bouts de chairs débités au petit bonheur la chance, par toute une vie éparpillée sur un champs de bataille inconnu pour des motifs ignorés et dans des circonstances qu’il ne restait plus qu’à imaginer, l’isolement du décès étant confondu dans toute l’obscurité du plus grand secret, celui des sombres missions de notre armée.
    Aussi, ce qu’avait vécu ma sœur, son bonheur ou son amertume, ce qu’elle souhaitait aujourd’hui partager dans une piètre tentative de rapprochement, sans doute basée sur la culpabilité, les remords, les regrets, le sang partagé et tous ces mensonges qui peuplaient le silences des familles, tout cela ne m’attirait guère.  
    Je me souvenais, du reste, de notre enfance comme d’une succession de chaos, de météorites de douleur, de petites aspérités qui nous égratignaient chaque jour et gravaient la promesse de lendemains de torpeur où, dans l’ombre de la chaleur qui inondait notre petite maison, mes beaux-pères successifs nous étreindraient de leur rance sueur. 
    Non, tout cela je l’avais déjà vécu. Pourquoi vouloir le vivre à nouveau ? Pourquoi constamment ressasser les heurts, pourquoi tourner l’écharde d’une vie déjà bien abîmée dans une plaie qu’on avait peine à refermer.
    Non, cette main qui me tendait la boîte de pandore, qui raviverait le pu dès que j’aurais franchi la barrière du passé, dès que mon esprit assoiffé se délecterait de toute cette fange dont je m’étais échappée ; cette main du sang partagé, cette main qui tendait une pomme pourrie, une pomme rongée jusqu’aux pépins et dont le jus frelaté n’attirerait guère que les guêpes et les araignées, certainement pas les oiseaux qui écorchés étaient depuis longtemps tombés à terre ; cette main tendue, malade je la laisserai tomber avant de la saisir, je la regarderai tomber en poussière plutôt que de la toucher et d’accepter dans son étreinte toutes ces fautes et ces erreurs partagées.
    Et son regard pouvait supplier, je ne saisirai pas l’angoisse, je ne m’approprierai pas les pensées que son âme avait rejetées contre le papier avec son écriture de vieille enfant, ces mots que l’espiègle magie de l’encre pouvait rendre immortels. J’avais décidé de plus emprunter l’escalier qui menait aux abîmes de souffrance dans ces flots rances dont je fus déjà, une fois, inondée. 
    Je soutins le regard de ma sœur et finit par la laisser là, affalée sur le sol, sur sa natte d’osier, à demie-nue, la main tendue et je passai la porte pour repartir sans me retourner et finir d’oublier qu’on peut avoir plusieurs vies et qu’il nous appartient toujours d’avancer.

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  • #main tendue #2010 #nouvelle
  • il y a 2 ans
  • 1

L’Honneur des Chevaliers - à propos…

L’Honneur des Chevaliers est un travail réalisé en 2010.

L’idée était de démonter le mythe des chevaliers, le thème des croisades et du “bon vieux temps” où une minorité profitait d’une majorité souffrante.

Un thème toujours d’actualité même si les façons de souffrir et de faire souffrir ont quelques peu changé.

Il y a également une vocation à créer un univers visuel riche en vue d’une éventuelle participation graphique au projet ( mais cette partie du projet n’a pas débuté, amatrices / amateurs, n’hésitez pas à me contacter ).

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  • #2010 #chevaliers #poèmes
  • il y a 2 ans

La Robe du Templier

Les atermoiements des Sarrasins

Firent place au sifflement des épées,

Des lames éthérées, qui au petit matin

Décapitèrent leurs têtes voilées.

La Robe du Templier qui avec grâce

Mit fin aux suppliques lancées à sa face

Au crépuscule se teintait

De toute la fange depuis l’aube soulevée.

À l’ombre des sombres croissants, la Croix

Faisait hurler au nom de la Foi

L’épouvantable barbarie en Orient

Des Hordes venues d’Occident

Qui tout au sommet de leur arrogance

Peuplaient l’adversité d’une prophétique haine rance.

( in l’Honneur des Chevalier, poèmes )
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  • #2010 #poèmes #chevaliers
  • il y a 2 ans
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